C'est ainsi.

La vie est un manège qui ne cesse de tourner.

# Posté le jeudi 05 juin 2008 18:46

1 x. This is our story, beginning by a kiss and ending with a smile.

1 x. This is our story, beginning by a kiss and ending with a smile.
La première fois que j'ai embrassé un garçon, il faisait soleil et ses bras passaient autour de ma taille. J'avais des frissons jusque dans le bas du dos, mes yeux fermaient d'eux-même et c'est comme si rien ne pouvait plus arriver dans le monde. Le temps qu'il poses ses lèvres contre les miennes, et déjà, je m'imaginais qu'il n'y aurait plus de violence, plus de guerre, plus rien du tout. Son nom était Josh. J'ai honte de le dire, c'est un peu comme laisser mourir mon secret. Mais c'est en le gardant en moi qu'il se serait tué. J'ai honte d'avouer que c'est mon voisin et ami depuis peu. Je crois que c'était la joie, ou l'été, ou son sourire. Peut-être le barbecue chez les Farro qui sentait si bon. Mais j'avais le coeur serré et les mains moites, comme lorsque je m'apprêtais à danser sur une scène ou une activité du genre. J'avais envie de découvrir l'amour, mais lui ne savait rien de moi. J'étais sûrement trop rousse, ou peut-être pas assez bronzée. Ma mère ne l'a pas su, je crois que ça se lisait sur mon front. En arrivant dans la salle de bain, je frottai mes mains, pour enlever toute saleté qu'y aurait pu y rester. Elle est maniaque, je l'ai dit ? J'ai peur que Josh ne veuille plus me parler, après notre petit baiser. Je ne sais pas trop, j'avais chaud, maintenant j'ai froid. J'ai du mal à me comprendre, c'est ça avoir 13 ans ? Si j'avais su que c'était si compliqué, je me serais mise à hiberner comme les ours... Heureusement, je grandis vite.

**

( P.O.V. Josh )

La première fois que j'ai embrassé une fille, je la serrais contre moi et elle sentait bon. Je sais que Hayley est magnifique, mais j'ai peur qu'elle sache ce que j'imagine au fond de moi. Zac, lorsque j'étais revenu, n'arrêtait pas de crier que j'étais rouge et que j'avais le front mouillé. Tout ce qui m'importait à moi, c'était de ne pas paraître troublé. Je ne parlais pas beaucoup et c'est encore ainsi. Mon père me tendit une assiette de bon steak, mais je n'avais pas si faim. Ma tête bougeait d'un coin à l'autre de la pièce. J'avais peur d'ouvrir la bouche et de perdre la sensation qui me prenait. J'étais un peu figé, béat. J'avais hâte de la revoir, mais, sans pour autant savoir comment agir. Hayley méritait mieux que moi, surtout après ce qui venait de se passer. J'étais certain qu'elle avait déjà embrassé, elle est si belle... Et moi, digne fils d'italien, hein. Suffit de voir mon derrière, on savait d'emblée que j'attirerais pas des masses, contrairement à ce qu'avait toujours dit ma mère. Je me couchai sur mon lit, face à la fenêtre. Une tête rousse passa la rue, tournoyant sur elle-même. Je sentis la Terre cesser de tourner. Merde. Elle venait pour notre sortie, et moi... Moi, je commençais à me toucher comme un débile d'adolescent. Si je pouvais au moins me défendre; je n'avais pas réfléchi. Je grognai, me bataillant contre mon jeans un peu défraîchi. Ah! Ce que j'avais honte de moi.

**

(P.O.V. Hayley )

Je sais que je n'aurais pas dû revenir, rien ne sera comme avant. C'est pareil dans chaque histoire, ma mère me l'a dit. Si seulement je pouvais être l'une de celle dont l'histoire se terminera par : Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Mais, c'est le destin des humains de vivre de rêves qui ne se feront jamais. Je levai la tête, croisant alors le regard de Josh, qui semblait regarder l'horizon. Il avait l'air pensif, dans sa bulle. J'aurais voulu le rejoindre, mais j'avais soudain honte. Probablement qu'il ne voulait pas de moi, sinon il m'aurait appelé. Mieux valait que je parte, que je traîne mes petites jambes blanches ailleurs. Il y avait encore de l'espoir en moi, que j'ais tord. J'eus un sourire, en lui envoyant la main. Les Farro me virent de la cours et ils me saluèrent, eux aussi. La rue au complet était calme, je n'aurais pas grand amusement aujourd'hui. Peut-être que c'était ce genre de journée, qui passe lentement et qui ne finira jamais. Je repensais encore à ce baiser. Je fis demi-tour, sonnant à la porte, comme la petite effrontée que je suis. Timidité me qualifiait bien comme mot, mais pas cette fois. Je tordis mes mains, en regardant vaguement un buisson bien coupé. C'est Zac qui vint m'ouvrir, la main tendue. Il riait de façon étrange, je le scrutai, incertaine.
« T'es certain que ça va ?
-Oui, c'est juste amusant de vous voir, toi et Josh.
-Quoi, moi et Josh ?
-Tu sais très bien.
-Non, je sais pas. Laisse-moi passer. »

Du haut de ma petite taille, je savais me faire respecter. Je lui fis un sourire mielleux, presque tendre et sus m'attirer la faveur d'entrer dans la maison. Il y faisait frais, du moins, plus que sous un soleil plombant. Je n'avais pour bagage que mon sac brun que je laissai tomber derrière moi, alors que je grimpais les marches quatre à quatre. J'aurais pu me retrouver dans cette maison les yeux fermés, j'y passais plus de temps que chez moi. La chambre de Josh se trouvait au fond à droite, autant dire qu'il préférait la solitude, s'annexant avec son ordinateur, mais passons. Je cognai vivement, espérant ne pas le trouver écrasé sur son lit à regarder des vidéos que je qualifierais de... suspicieux. Il répondit aussitôt, le rouge aux joues. Derrière moi, Zac faisait des simagrés. Sans doute des coeurs ou les mouvements de main signifiant le sexe. Urk, parlez-moi en même pas. J'entrai, tirant la langue au plus jeune des deux.
« Alors, ça va bien ? fis-je en sautant sur le lit.
-Oui, oui. Hum, toi ?
-Aussi bien qu'il y a 30 minutes, en fait. »

Personne n'osait dire quoi ce soit, c'était la malaise total. Je me glissai en-dehors du lit, tombant sur le sol.
« Ton frère m'a dit que tu avais un band ! »
J'espérai voir une réaction, mais seule la gêne se tenait dans ses yeux. Je devinai qu'il ne voulait pas en parler, du moins, pas pour le moment. Pourtant, je me mis à sourire.
« Il m'a proposé de me joindre à vous deux, pour chanter.
-Je sais, ce serait cool, répondit-il, en levant enfin le regard vers moi.
-Oui, c'est vrai. »

Je m'approchai un peu, sentant des spasmes un peu électriques me picoter les bras. La tension se fit plus grande, je sentais mes orteils tourner sur eux-même. Nos lèvres se frôlèrent, jusqu'à temps que la sonnerie de ma montre me tire de notre action. Je me mis à courir, lui donnant un dernier sourire.
« Je vais être en retard pour souper ! »


* voilà, voilà. c'est le début de ma fic Paramore. XD J'essaie de faire ça sweet, j'veux votre avis. :)

# Posté le jeudi 12 juin 2008 18:34

2 x. I won't let you give up on a miracle, 'cause it might save you. »

2 x. I won't let you give up on a miracle, 'cause it might save you. »
Bwahaha, Marie sait déjà que j'travaille la suite, j'vous mets ça le plus vite possible. :)

Je sentis le soleil percer à travers les rideaux et les oiseaux qui chantaient ce refrain du style, La Belle au Bois Dormant. J'avais un de ces mal de tête... À vrai dire, le manque de sommeil était chez moi assez maladif. Je ne pouvais passer une bonne journée si mon oreiller n'avait pas étampé sa marque contre ma joue, mais ça, Jeremy ne le savait que trop bien. Chaque fois qu'il venait me chercher les samedi, autant dire la torture de la semaine, il se devait de cogner mille ans contre ma porte, hurlant que l'église n'attendrait pas après nous. Je vous jure, il peut être cinglé. Mais aujourd'hui, j'avais prévu le coup. Deux carafes de café refroidissaient sur la table et mes vêtements de la journée traînaient quelque part sur l'un de mes tiroir, n'attendant que d'être mis. J'eus un petit rictus. Ah, ce Jeremy... Il ne m'aurait pas cette fois, ah non. Je peignis ma tignasse rousse, prenant même le temps de friser quelques boucles et descendis aussitôt, m'assoyant devant un croissant. J'allais poser mon regard à la fenêtre, quand je sentis deux bras me serrer la taille violemment. Je poussai un hurlement, tournant la tête...

« JEREMY !
-Tu pensais m'avoir, hein, démon ! s'écria le blond, en riant les yeux fermés.
-T'es vraiment stupide quand tu veux... si ta mère était pas l'amie de ma mère, on se parlerait même pas espèce de limace qui bronze pas.
-Rousse aux yeux bruns !
-Canard pas de dents !
-Bon, je crois que l'Italien sera bien heureux d'apprendre que tu ris des dentiers. »


Je fus prise d'un fou rire, à moitié effondrée sur le sol. Des larmes picoraient mes joues, je ne savais plus vraiment où me placer pour ne pas m'écrouler. Mon ami fut forcé de me prendre par la main, me relevant lentement. Soudainement, un air inquiet se dessina sur son visage.

« Désolé Hayley, je voulais pas que tu vires complètement cinglée avec ça...
-J'ai jamais autant ri de toute ma vie, m'exclamai-je, en essuyant une dernière larme sur le coin de mon ½il droit. On y va à l'église, ou pas ? Espèce de vieux.
-Ok alors. Je prononcerai plus le mot « italien » devant toi, ça te fait de l'effet. Ah! »


Dans de tels moments, je préférais ne rien dire. Jeremy savait bien comment me manipuler, surtout depuis qu'il avait, selon lui, entendu des rumeurs sur moi. Décidément, à Franklin on ne s'ennuierait jamais. Pendant que nos parents s'endormaient à parler de baignoires, de lessive et de couches, nous, les adolescents, chantions pour une chorale avant de ne tuer quelques unes de nos neurones au parc. Je retrouvais toujours les Farro le soir, pour les écouter s'époumoner à leurs instruments. C'était un peu le moment de détente dans ma vie. Je fermais les yeux, imaginant une scène sous nos pieds, imaginant une foule hurlante qui bougeait la tête. Je pouvais voir ce que j'aurais aimé vivre dans le futur. Je pouvais être n'importe qui, juste à les entendre rire et aimer la vie. Oui, c'était un peu ma façon à moi de me sentir mieux. Certains diraient que c'est à cause de mon amour trop grand pour l'aîné. Non, mille fois non ! Jamais je n'avouerais telle bêtise, surtout pas dans le stationnement de la petite paroisse. Déjà ? À croire que de réfléchir fait avancer l'heure... Jeremy me prit la main, et j'eus l'impression de voir dans ses yeux une sorte d'espoir. Il avait un air étrange, que je n'osais pas comprendre.

« Je dois te parler plus tard.
-Ok ! Je te promets de t'écouter, t'es mon meilleur ami. »


Oups, mauvais choix de mots. À en voir sa mimique, je lui avais donné une arme de taille pour me soutirer de l'informations, maudit que je pouvais être nouille, moi des fois. L'heure passa vite, déjà, nous nous rendions vers le cher parc, devant l'étang aux cygnes. Je vis tout de suite qu'il n'allait pas bien, il semblait même rongé de l'intérieur. Ses mains tremblaient un peu, tandis qu'il regardait partout sauf dans ma direction. Il n'osait même pas s'émerveiller devant les reflets que le soleil faisait dans l'eau. Innocent de Jeremy Davis. Je lui attrapai le poignet, plongeant mon regard dans le sien.

« Quoi ? fis-je à voix basse.
-Hayley, t'es carrément nouille si t'as pas compris.
-J'ai compris, mais je veux te l'entendre dire espèce de Jeremy.
-Ben... Ça fait un bout que j'y pense et je crois que nous deux c'est plus que de l'amitié... »


Ma mâchoire tomba, façon de parler, vous l'aurez deviné. Je sentis de la sueur monter sur mon front et j'osai même de me gratter la tête, nerveuse comme une puce. Merde, qu'est-ce que j'allais dire ? Je ne pouvais pas anéantir mon ami de toujours, surtout pas maintenant. On commençait à peine notre band à nous deux, j'avais écris des paroles hier pour avancer plus vite. Est-ce que je devais jouer le jeu ? Est-ce que je devais lui donner mes condoléances ? Maudit que c'est compliqué. Alors, simplement, je me mis à regarder les cygnes s'embrasser, ne cherchant pas à toucher ce bassiste bien plus grand que moi. Mes yeux restèrent postés devant ce couple d'oiseaux blancs. Magnifique, oui. Merde, il y a quelque chose sur ma main. Est-ce que c'est vraiment entrain de me caresser les doigts ? Je m'essayai à regarder, rapidement, mais ne vit pas très bien.

« Jeremy Davis !
-Je suis innocent, c'est un insecte...
»

# Posté le jeudi 10 juillet 2008 19:05

Modifié le jeudi 17 juillet 2008 11:53