La première fois que j'ai embrassé un garçon, il faisait soleil et ses bras passaient autour de ma taille. J'avais des frissons jusque dans le bas du dos, mes yeux fermaient d'eux-même et c'est comme si rien ne pouvait plus arriver dans le monde. Le temps qu'il poses ses lèvres contre les miennes, et déjà, je m'imaginais qu'il n'y aurait plus de violence, plus de guerre, plus rien du tout. Son nom était Josh. J'ai honte de le dire, c'est un peu comme laisser mourir mon secret. Mais c'est en le gardant en moi qu'il se serait tué. J'ai honte d'avouer que c'est mon voisin et ami depuis peu. Je crois que c'était la joie, ou l'été, ou son sourire. Peut-être le barbecue chez les Farro qui sentait si bon. Mais j'avais le coeur serré et les mains moites, comme lorsque je m'apprêtais à danser sur une scène ou une activité du genre. J'avais envie de découvrir l'amour, mais lui ne savait rien de moi. J'étais sûrement trop rousse, ou peut-être pas assez bronzée. Ma mère ne l'a pas su, je crois que ça se lisait sur mon front. En arrivant dans la salle de bain, je frottai mes mains, pour enlever toute saleté qu'y aurait pu y rester. Elle est maniaque, je l'ai dit ? J'ai peur que Josh ne veuille plus me parler, après notre petit baiser. Je ne sais pas trop, j'avais chaud, maintenant j'ai froid. J'ai du mal à me comprendre, c'est ça avoir 13 ans ? Si j'avais su que c'était si compliqué, je me serais mise à hiberner comme les ours... Heureusement, je grandis vite.
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( P.O.V. Josh )
La première fois que j'ai embrassé une fille, je la serrais contre moi et elle sentait bon. Je sais que Hayley est magnifique, mais j'ai peur qu'elle sache ce que j'imagine au fond de moi. Zac, lorsque j'étais revenu, n'arrêtait pas de crier que j'étais rouge et que j'avais le front mouillé. Tout ce qui m'importait à moi, c'était de ne pas paraître troublé. Je ne parlais pas beaucoup et c'est encore ainsi. Mon père me tendit une assiette de bon steak, mais je n'avais pas si faim. Ma tête bougeait d'un coin à l'autre de la pièce. J'avais peur d'ouvrir la bouche et de perdre la sensation qui me prenait. J'étais un peu figé, béat. J'avais hâte de la revoir, mais, sans pour autant savoir comment agir. Hayley méritait mieux que moi, surtout après ce qui venait de se passer. J'étais certain qu'elle avait déjà embrassé, elle est si belle... Et moi, digne fils d'italien, hein. Suffit de voir mon derrière, on savait d'emblée que j'attirerais pas des masses, contrairement à ce qu'avait toujours dit ma mère. Je me couchai sur mon lit, face à la fenêtre. Une tête rousse passa la rue, tournoyant sur elle-même. Je sentis la Terre cesser de tourner. Merde. Elle venait pour notre sortie, et moi... Moi, je commençais à me toucher comme un débile d'adolescent. Si je pouvais au moins me défendre; je n'avais pas réfléchi. Je grognai, me bataillant contre mon jeans un peu défraîchi. Ah! Ce que j'avais honte de moi.
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(P.O.V. Hayley )
Je sais que je n'aurais pas dû revenir, rien ne sera comme avant. C'est pareil dans chaque histoire, ma mère me l'a dit. Si seulement je pouvais être l'une de celle dont l'histoire se terminera par : Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Mais, c'est le destin des humains de vivre de rêves qui ne se feront jamais. Je levai la tête, croisant alors le regard de Josh, qui semblait regarder l'horizon. Il avait l'air pensif, dans sa bulle. J'aurais voulu le rejoindre, mais j'avais soudain honte. Probablement qu'il ne voulait pas de moi, sinon il m'aurait appelé. Mieux valait que je parte, que je traîne mes petites jambes blanches ailleurs. Il y avait encore de l'espoir en moi, que j'ais tord. J'eus un sourire, en lui envoyant la main. Les Farro me virent de la cours et ils me saluèrent, eux aussi. La rue au complet était calme, je n'aurais pas grand amusement aujourd'hui. Peut-être que c'était ce genre de journée, qui passe lentement et qui ne finira jamais. Je repensais encore à ce baiser. Je fis demi-tour, sonnant à la porte, comme la petite effrontée que je suis. Timidité me qualifiait bien comme mot, mais pas cette fois. Je tordis mes mains, en regardant vaguement un buisson bien coupé. C'est Zac qui vint m'ouvrir, la main tendue. Il riait de façon étrange, je le scrutai, incertaine.
« T'es certain que ça va ?
-Oui, c'est juste amusant de vous voir, toi et Josh.
-Quoi, moi et Josh ?
-Tu sais très bien.
-Non, je sais pas. Laisse-moi passer. »
Du haut de ma petite taille, je savais me faire respecter. Je lui fis un sourire mielleux, presque tendre et sus m'attirer la faveur d'entrer dans la maison. Il y faisait frais, du moins, plus que sous un soleil plombant. Je n'avais pour bagage que mon sac brun que je laissai tomber derrière moi, alors que je grimpais les marches quatre à quatre. J'aurais pu me retrouver dans cette maison les yeux fermés, j'y passais plus de temps que chez moi. La chambre de Josh se trouvait au fond à droite, autant dire qu'il préférait la solitude, s'annexant avec son ordinateur, mais passons. Je cognai vivement, espérant ne pas le trouver écrasé sur son lit à regarder des vidéos que je qualifierais de... suspicieux. Il répondit aussitôt, le rouge aux joues. Derrière moi, Zac faisait des simagrés. Sans doute des coeurs ou les mouvements de main signifiant le sexe. Urk, parlez-moi en même pas. J'entrai, tirant la langue au plus jeune des deux.
« Alors, ça va bien ? fis-je en sautant sur le lit.
-Oui, oui. Hum, toi ?
-Aussi bien qu'il y a 30 minutes, en fait. »
Personne n'osait dire quoi ce soit, c'était la malaise total. Je me glissai en-dehors du lit, tombant sur le sol.
« Ton frère m'a dit que tu avais un band ! »
J'espérai voir une réaction, mais seule la gêne se tenait dans ses yeux. Je devinai qu'il ne voulait pas en parler, du moins, pas pour le moment. Pourtant, je me mis à sourire.
« Il m'a proposé de me joindre à vous deux, pour chanter.
-Je sais, ce serait cool, répondit-il, en levant enfin le regard vers moi.
-Oui, c'est vrai. »
Je m'approchai un peu, sentant des spasmes un peu électriques me picoter les bras. La tension se fit plus grande, je sentais mes orteils tourner sur eux-même. Nos lèvres se frôlèrent, jusqu'à temps que la sonnerie de ma montre me tire de notre action. Je me mis à courir, lui donnant un dernier sourire.
« Je vais être en retard pour souper ! »
* voilà, voilà. c'est le début de ma fic Paramore. XD J'essaie de faire ça sweet, j'veux votre avis. :)